Kiddouch
Les paroles qui ouvrent le Chabbat et les fêtes, dites sur une coupe de vin : le geste qui lance le repas.
קִדּוּשׁ
kiddouch · ki-DOUCH
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Le kiddouch (« sanctification ») est la déclaration par laquelle on proclame la sainteté du Chabbat ou d’une fête. Maïmonide y voit un commandement de la Torah, tiré du verset « Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier » (Exode 20:8) : on évoque ce jour avec louange et sainteté, à son entrée par le kiddouch, à sa sortie par la havdala (Lois du Chabbat 29:1).
Le kiddouch se dit à table, sur une coupe de vin, avant le repas. Le Choulkhan Aroukh précise qu’il ne vaut que s’il est fait à l’endroit du repas (Orah ’Haïm 273:1), et il traite à cet endroit de cas où l’on change de pièce ou de lieu : demandez à votre rabbin avant de séparer le kiddouch du repas. Le même ouvrage demande, pour les jours de fête, d’inclure du vin dans le repas (Orah ’Haïm 529:1).
Les femmes sont tenues au kiddouch comme les hommes, et peuvent le dire pour les autres (Orah ’Haïm 271:2). On n’a donc pas à réserver ce moment à un homme de la famille : celui qui le dit est celui que la famille choisit.
Trois mots proches à ne pas confondre
- Le kiddouch du Chabbat ou de la fête : la déclaration sur le vin, au début du repas, vendredi soir et samedi midi.
- Un « kiddouch » à la synagogue : dans l’usage de nombreuses synagogues, le mot désigne aussi la collation partagée après l’office, souvent offerte par une famille pour une bar mitsva, une naissance ou un anniversaire. C’est un usage, pas une règle.
- Les kiddouchin, eux, désignent l’acte du mariage : un autre mot de la même racine, sans rapport avec le repas de Chabbat.
Selon les communautés
- Familles séfarades, ashkénazes et mizrahies : le texte et les mélodies du kiddouch changent d’une communauté à l’autre ; demandez les vôtres plutôt que de supposer.
- Qui le dit, qui répond, si l’on se lève ou si l’on s’assoit : usage de la famille ou de la synagogue.
- Laïcs israéliens : de nombreuses familles disent le kiddouch le vendredi soir, parfois même sans observer le reste du Chabbat. La manière varie d’une famille à l’autre.
Ce que ça change pour une invitation
- Le kiddouch n’a lieu que le Chabbat ou un Yom Tov : une fête qui commence par un kiddouch est donc dans un de ces deux jours. Consultez les fiches Chabbat et Yom Tov.
- Précisez si le kiddouch est suivi d’un repas complet ou d’une collation : les invités organisent leur journée en conséquence.
- Kiddouch à la synagogue après l’office : indiquez l’heure du début de l’office, pas seulement celle du kiddouch.
- Invités observants : beaucoup s’abstiennent de leur téléphone, de leur voiture et des photos ce jour-là ; voir la fiche Chabbat. N’annoncez ni photographe ni musique sans l’avis du rabbin.
Le vin et le jus de raisin, les coupes, le pain et la cacherout des plats se règlent avec le rabbin du lieu. Annoncez-les à vos invités sans promettre ce que vous n’avez pas vérifié.
Écrivez « kiddouch » avec le lieu et l’heure, et précisez s’il est suivi d’un repas ou d’une collation. Indiquez que la fête a lieu un Chabbat ou un Yom Tov. Tov signale Chabbat et Yom Tov à l’organisateur quand la date choisie les rencontre.
Et maintenant ?
Une invitation fidèle à vos traditions.
En 4 langues, avec l’hébreu écrit comme il se doit et les réponses suivies foyer par foyer.
Termes liés
- chabbat
Chabbat
Un jour de repos qui commence la veille au soir : le premier repère à connaître avant de fixer la date d’une fête.
- havdala
Havdala
La cérémonie qui sépare le Chabbat de la semaine : le repère pour tout événement du samedi soir.
- yom-tov
Yom Tov
Les jours de fête où l’on cesse le travail : un repère aussi ferme que le Chabbat pour fixer une date.