Havdala
La cérémonie qui sépare le Chabbat de la semaine : le repère pour tout événement du samedi soir.
הַבְדָּלָה
havdala · hav-da-LA
Havdala veut dire « séparation » : c’est la cérémonie qui distingue le Chabbat des jours ordinaires. Maïmonide l’explique ainsi : il faut évoquer le Chabbat avec éloge et sainteté à son entrée comme à sa sortie, à l’entrée par le kiddouch, à la sortie par la havdala (Maïmonide, Lois du Chabbat 29:1).
Le Choulkhan Aroukh en donne l’ordre : le vin, les aromates, la bougie, dont l’initiale des mots forme le moyen mnémotechnique « Yavné » (Orah ’Haïm 296:1). Il demande aussi de veiller à ce que la coupe ne soit pas ébréchée. Le Rema y ajoute des usages : fixer les yeux sur la coupe et sur la flamme, verser un peu de vin, éteindre la bougie dans ce vin, et réciter avant la havdala quelques versets de bon augure.
Avant la havdala, une fois la nuit tombée, on s’abstient de manger et de boire, sauf de l’eau (Orah ’Haïm 299:1). Ce texte discute des cas particuliers, notamment un repas déjà commencé de jour : demandez à votre rabbin.
Le Choulkhan Aroukh demande aussi de dresser sa table après le Chabbat « pour accompagner le Chabbat », fût-ce pour un simple morceau de la taille d’une olive (Orah ’Haïm 300:1). C’est l’origine de ce que beaucoup de familles appellent le mélavé malka, le repas de départ de la reine Chabbat.
Selon les communautés
- Le déroulé de base (vin, aromates, flamme) est commun ; les aromates choisis, les mélodies et les chants qui entourent la havdala changent d’une famille et d’une communauté à l’autre. Selon l’usage de votre communauté.
- Familles séfarades, ashkénazes, mizrahies : chacune a ses habitudes pour le repas du samedi soir et ses mélodies ; demandez les vôtres plutôt que de supposer.
- Laïcs israéliens : de nombreuses familles marquent la sortie du Chabbat par une havdala courte avant de reprendre la semaine ; la manière varie selon les familles.
Ce que ça change pour une invitation
Une soirée du samedi ne peut pas commencer avant la sortie du Chabbat. Cette heure varie selon le lieu et selon l’usage de la communauté, et ne se déduit pas d’une date : demandez à votre rabbin ou à un calendrier juif local, et laissez de la marge entre la sortie du Chabbat et le début de la réception.
- Mariage ou autre fête le samedi soir : le Chabbat est terminé, mais la date garde toutes les autres contraintes du calendrier ; une confirmation de votre rabbin évite les mauvaises surprises.
- Invités observants : beaucoup attendent d’avoir entendu ou dit la havdala avant d’utiliser leur téléphone, de prendre la voiture ou de photographier ; d’autres l’ont déjà faite chez eux. C’est l’usage de chacun et l’avis de son rabbin ; à vous de ne rien présumer.
- Havdala sur place : prévoyez une coupe, du vin ou du jus de raisin, des aromates et une bougie, et dites aux invités si elle aura lieu avant le repas.
- Réponses : un invité observant ne répond pas par téléphone avant la sortie du Chabbat ; fixez la date limite avant le vendredi soir.
Le texte du Choulkhan Aroukh sur le repas de sortie du Chabbat (300:1) fonde le mélavé malka. Que ce repas soit un vrai dîner ou seulement quelques bouchées relève de l’usage de chaque famille.
Écrivez « samedi soir, à la sortie du Chabbat » avec l’heure de début confirmée par le rabbin, et précisez si la havdala sera faite sur place avant le repas. Évitez de promettre musique, photos ou appels avant d’avoir validé l’heure. Tov signale le Chabbat à l’organisateur quand la date choisie le rencontre.
Et maintenant ?
Une invitation fidèle à vos traditions.
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