Les Trois Semaines
Du jeûne du 17 Tamouz à celui du 9 Av, trois semaines de deuil pour le Temple, où la joie se réduit progressivement.
בֵּין הַמְּצָרִים
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Les Trois Semaines, appelées en hébreu Bein haMetsarim (« entre les détroits »), vont du 17 Tamouz au 9 Av. Le nom vient d'un verset des Lamentations : « tous ses poursuivants l'ont rattrapée entre les détroits » (Lamentations 1:3). Ce sont les trois semaines qui séparent deux jeûnes.
La Michna (Taanit 4:6) rappelle que cinq malheurs sont arrivés à nos ancêtres le 17 Tamouz (dont la brèche faite dans les murs de Jérusalem) et cinq le 9 Av (dont la destruction du premier et du second Temple). Elle ajoute que, dès l'entrée du mois d'Av, on réduit la joie. Cette phrase est à l'origine de la montée progressive du deuil au cours de la période.
Trois temps, du plus léger au plus strict
- Du 17 Tamouz : le début des Trois Semaines. Le Choulhan Aroukh (Orah Haïm 551:4, glose du Rema) rapporte l'usage de ne pas se couper les cheveux à partir de cette date.
- De Roch Hodech Av : les « Neuf Jours ». Le Choulhan Aroukh (551:2) réduit les affaires et les constructions de joie, et le Rema (551:3-4) étend l'usage à la lessive, de Roch Hodech à après le jeûne.
- La semaine du 9 Av : le Choulhan Aroukh (551:3, 551:6, 551:9) interdit de se couper les cheveux, de laver ou de porter des vêtements neufs, et rapporte l'usage de s'abstenir de viande et de vin. Ceux qui en prennent l'habitude le font parfois dès Roch Hodech Av, ou dès le 17 Tamouz (551:9).
Mariages et fiançailles
Le Choulhan Aroukh (Orah Haïm 551:2) écrit : « on ne marie pas et on ne fait pas de repas de fiançailles » de Roch Hodech Av jusqu'au jeûne, mais on peut se fiancer sans repas, même le 9 Av. La glose du Rema note l'usage plus strict de ne pas se marier du 17 Tamouz jusqu'après le 9 Av.
Selon les communautés
- Les familles qui suivent le texte de Rabbi Yossef Karo (souvent des familles séfarades et mizrahies, selon l'usage de votre communauté) retiennent l'interdiction de se marier à partir de Roch Hodech Av.
- Les familles qui suivent la glose du Rema (usage ashkénaze fréquent) ne se marient pas à partir du 17 Tamouz.
- Pour la musique, la danse, la viande et le vin, les usages varient d'une famille à l'autre : demandez à votre rabbin ce que suit votre communauté.
- Familles laïques israéliennes : la période est souvent peu observée en dehors du jeûne du 9 Av, selon les familles. Beaucoup choisissent cependant de ne pas fixer une fête au cœur de ces semaines, par égard pour les proches pratiquants.
Une séouda de mitsva (voir ce terme) fait exception à l'abstinence de viande et de vin : le Choulhan Aroukh (551:10, Rema) cite le repas de brit mila, de pidyon haben, de siyoum (fin d'étude d'un traité) et de fiançailles, en demandant de limiter l'assemblée. Pendant la semaine du 9 Av, il se restreint à un minyan.
Ce que ça change pour une invitation
Une brit mila a lieu au huitième jour (Genèse 17:12), y compris pendant les Trois Semaines, et le Rema (551:1) prévoit que le mohel, le sandak et le père portent des vêtements de Chabbat pour l'occasion. En revanche, un mariage, une bar mitsva avec orchestre ou une grande réception demandent de vérifier la date avec votre rav, et le plus tôt possible : le traiteur et les invités pratiquants doivent pouvoir s'organiser.
Tov signale les Trois Semaines à l'organisateur, mais l'usage suivi (17 Tamouz, Roch Hodech Av, orchestre ou non) relève de votre rabbin.
Pas de mention particulière sur le faire-part. Si la fête tombe pendant cette période, mieux vaut avoir validé la date avec votre rav, puis prévenir directement par message les invités concernés (par exemple si l'orchestre est supprimé) plutôt que sur l'invitation elle-même.
Et maintenant ?
Une invitation fidèle à vos traditions.
En 4 langues, avec l’hébreu écrit comme il se doit et les réponses suivies foyer par foyer.
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Sept semaines comptées chaque soir, de Pessah à Chavouot : une période d'attente, qui pèse aussi sur le choix de la date d'une fête.
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Le premier jour du mois hébraïque, un jour de demi-fête qui allonge la prière sans interdire le travail ni la joie.
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