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Fêtes

Omer

Sept semaines comptées chaque soir, de Pessah à Chavouot : une période d'attente, qui pèse aussi sur le choix de la date d'une fête.

סְפִירַת הָעוֹמֶר

omer

Sur cette page
  1. Une période de deuil partiel : ce que disent les textes
  2. Selon les communautés
  3. Ce que ça change pour une invitation

Le mot « omer » désigne à l'origine une gerbe d'orge, apportée au Temple au lendemain du premier jour de Pessah. La Torah en tire un commandement : « vous compterez sept semaines complètes », soit cinquante jours jusqu'au lendemain de la septième semaine (Lévitique 23:15-16 ; voir aussi Deutéronome 16:9). Ce décompte relie la sortie d'Égypte au don de la Torah, célébré à Chavouot.

Le Choulhan Aroukh (Orah Haïm 489:1) prévoit de commencer à compter la deuxième nuit de Pessah, après la prière du soir : on compte chaque soir, debout, après avoir prononcé la bénédiction, en annonçant les jours puis les semaines, jusqu'au 49e jour. Le 33e jour s'appelle Lag BaOmer (lamed-guimel : 33). Il tombe le 18 Iyar.

Une période de deuil partiel : ce que disent les textes

Le Choulhan Aroukh (Orah Haïm 493:1) rapporte l'usage de ne pas se marier entre Pessah et Chavouot « jusqu'à Lag BaOmer », parce que, à cette époque, les élèves de Rabbi Akiva sont morts. Il précise que les fiançailles (erusin) sont permises, et que celui qui s'est marié malgré tout n'est pas sanctionné. La glose du Rema ajoute qu'à partir de Lag BaOmer, tout est permis. C'est donc un usage, non une interdiction de la Torah.

Le même chapitre (493:2) mentionne l'usage de ne pas se couper les cheveux jusqu'à Lag BaOmer : le texte de Rabbi Yossef Karo attend le matin du 34e jour (sauf si le 33e tombe un vendredi), alors que le Rema, pour les pays ashkénazes, permet de se couper les cheveux le 33e jour même, de se réjouir un peu et de ne pas dire tahanoun. Le Rema ajoute (493:3) que, dans beaucoup d'endroits, la période de deuil est comptée autrement, par exemple jusqu'à Roch Hodech Iyar, et qu'une même ville ne doit pas mélanger les usages.

Selon les communautés

  • Familles qui suivent le texte de Rabbi Yossef Karo (c'est le cas de nombreuses familles séfarades et mizrahies, selon l'usage de votre communauté) : le deuil se prolonge jusqu'à Lag BaOmer et, pour la coupe de cheveux, jusqu'au matin du jour suivant.
  • Familles qui suivent la glose du Rema (usage ashkénaze fréquent) : on se réjouit dès le 33e jour, et les mariages reprennent à partir de Lag BaOmer.
  • Autres découpages de la période : certaines communautés comptent le deuil sur une autre portion des 49 jours, comme le Rema le signale lui-même. Demandez à votre rabbin quel calendrier suit votre famille.
  • Israéliens laïcs : Lag BaOmer est surtout une fête populaire (feux de joie, sorties en plein air). Beaucoup de familles n'observent pas les restrictions de l'Omer, mais certaines choisissent tout de même une date après Lag BaOmer pour ménager les invités pratiquants.
Attention

Ce qui est interdit ou déconseillé pendant l'Omer (musique, danse, fête avec orchestre, bar mitsva avec DJ) relève de l'usage, pas d'une règle unique : les familles diffèrent. Nous n'avons pas de source classique pour trancher à leur place : « demandez à votre rabbin ».

Ce que ça change pour une invitation

Un mariage, une bar mitsva ou une autre fête qui tombe entre Pessah et Chavouot demande de vérifier la date en amont : les invités pratiquants, le traiteur et les musiciens ne doivent pas l'apprendre tard. Tov signale les jours d'Omer à l'organisateur, mais c'est le rabbin de la famille qui décide de l'usage suivi.

Les fiançailles sont permises, selon le Choulhan Aroukh (493:1) ; pour la musique et la danse, les usages varient d'une famille à l'autre. Une date après Lag BaOmer est celle que beaucoup de familles privilégient, selon l'usage de leur communauté.

Sur le faire-part

Rien à écrire sur le faire-part : la date hébraïque suffit. Mieux vaut avoir validé en amont, avec votre rav, que la date convient à votre usage, puis prévenir directement les invités qui pourraient s'en étonner (musique ou non, repas dansant ou non).

Et maintenant ?

Une invitation fidèle à vos traditions.

En 4 langues, avec l’hébreu écrit comme il se doit et les réponses suivies foyer par foyer.

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