Roch Hodech
Le premier jour du mois hébraïque, un jour de demi-fête qui allonge la prière sans interdire le travail ni la joie.
רֹאשׁ חֹדֶשׁ
roch-hodech
Roch Hodech (« tête du mois ») est le début de chaque mois du calendrier hébraïque, fixé sur la nouvelle lune. La Torah en fait le premier commandement donné au peuple : « ce mois-ci sera pour vous le début des mois » (Exode 12:2). Le Temple y marquait le jour par des sacrifices supplémentaires (Nombres 28:11). Roch Hodech dure un ou deux jours : deux jours quand le mois qui se termine compte trente jours (le 30e jour et le 1er du mois suivant).
Ce qui change ce jour-là
- À la synagogue, on sort le séfer Torah : la Michna (Meguila 3:6) fixe pour Roch Hodech la lecture « Et au début de vos mois » (Nombres 28), et le Choulhan Aroukh (Orah Haïm 423:1) prévoit quatre appelés, sans haftara.
- On dit le Hallel « en sautant » des passages (Orah Haïm 422:2). Le texte rapporte plusieurs usages sur la bénédiction du Hallel, qui dépendent de la synagogue.
- On ne dit pas tahanoun : le Choulhan Aroukh (131:6) note qu'on ne « tombe pas sur la face » à Roch Hodech ni à la prière de Min'ha qui le précède.
- À la fin du repas, on ajoute « Ya'aleh veyavo » au Birkat hamazon (Orah Haïm 188:7, qui précise la façon de corriger l'oubli).
- C'est une mitsva de multiplier le repas de Roch Hodech (Orah Haïm 419:1).
Roch Hodech n'est pas un jour de fête où le travail est interdit : le Choulhan Aroukh (417:1) l'autorise, et note que les femmes qui s'abstiennent de travailler ce jour-là suivent « un bon usage », en précisant que, lorsque l'usage local porte sur certains travaux seulement, on suit cet usage.
Selon les communautés
- Pour le Hallel, le Choulhan Aroukh (422:2) rapporte les deux usages, avec ou sans bénédiction, et le Rema décrit l'usage ashkénaze de son pays. Les communautés séfarades et mizrahies suivent leur propre usage : suivez ce que fait votre synagogue.
- Pour les femmes, la coutume de limiter certains travaux à Roch Hodech varie, selon les familles et les communautés : demandez à votre rabbin ou suivez l'usage de votre famille.
- Familles laïques israéliennes : l'observance varie beaucoup d'une famille à l'autre ; pour une fête, c'est surtout le programme de la synagogue qui compte.
Ce que ça change pour une invitation
Une fête qui tombe un jour de Roch Hodech (bar mitsva en semaine, brit mila, fiançailles) n'est pas restreinte pour autant : le travail y est permis (417:1). Ce qui change, c'est le programme à la synagogue : Hallel, lecture de la Torah et suppression du tahanoun allongent l'office du matin, ce qui peut pousser l'horaire de la cérémonie ou du petit-déjeuner qui suit. Vérifiez-le avec votre synagogue.
Roch Hodech Av est aussi le début des Neuf Jours (voir « Les Trois Semaines ») : le Choulhan Aroukh (551:2) y réduit la joie et exclut les mariages. Roch Hodech Iyar, lui, tombe pendant l'Omer. Si votre date approche d'un de ces deux débuts de mois, vérifiez-la avec votre rav.
Autre précision utile : certaines années, Roch Hodech dure deux jours, dont le premier est le 30e du mois précédent. Pour une invitation, gardez la date hébraïque exacte du jour de la fête, pas seulement le nom du mois.
Il n'y a rien à mentionner sur le faire-part à propos de Roch Hodech. Si la cérémonie est un matin de Roch Hodech, vérifiez l'horaire avec la synagogue, qui ajoute Hallel et lecture de la Torah, et indiquez la date hébraïque exacte.
Et maintenant ?
Une invitation fidèle à vos traditions.
En 4 langues, avec l’hébreu écrit comme il se doit et les réponses suivies foyer par foyer.
Termes liés
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Les Trois Semaines
Du jeûne du 17 Tamouz à celui du 9 Av, trois semaines de deuil pour le Temple, où la joie se réduit progressivement.
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Sept semaines comptées chaque soir, de Pessah à Chavouot : une période d'attente, qui pèse aussi sur le choix de la date d'une fête.
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Un repas, mais aussi une partie de la mitsva : à la brit mila, au pidyon haben ou aux fiançailles, la séouda fait partie de la fête.