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Général

Bimah (téva)

Le pupitre surélevé où l'on lit la Torah : le centre de la synagogue pour certains, le devant de la salle pour d'autres.

בִּימָה

bimah · bi-MA

Sur cette page
  1. D'où vient-elle ?
  2. Selon les communautés
  3. Ce que ça change pour une invitation

La bimah est la plateforme, avec sa table de lecture, d'où l'on lit la Torah à la synagogue. C'est là que le rouleau est déposé, ouvert, et que montent les personnes appelées à la lecture (voir la fiche aliya) ; c'est aussi, selon les lieux, l'endroit d'où l'on prononce certaines annonces. Selon les communautés, on la nomme aussi téva (תיבה) : le mot varie avec l'usage local.

D'où vient-elle ?

La Bible en mentionne déjà une : au retour de Babylone, « Ezra le scribe se tint sur une tour de bois faite pour l'occasion » (Néhémie 8:4), d'où il lisait à tout le peuple. L'idée est restée : on lit d'un endroit surélevé, pour que tous voient et entendent.

Le Choulhan Aroukh (Orah Haïm 150:5), dans la glose du Rema, précise : « On fait une bimah au milieu de la synagogue, pour que celui qui lit la Torah y monte et que tous l'entendent ». Le Rema consigne ici l'usage des communautés ashkénazes ; la phrase décrit surtout la raison d'être de la bimah : que l'assemblée puisse suivre la lecture.

Selon les communautés

  • Ashkénazes : la bimah est traditionnellement au centre de la salle, comme l'indique le Rema ; beaucoup de synagogues anciennes en gardent le plan.
  • Séfarades et mizrahis : plusieurs synagogues traditionnelles ont aussi une téva centrale, avec les bancs qui l'entourent ; selon les lieux, d'autres l'installent près de l'arche. C'est l'usage de la communauté qui compte.
  • Synagogues modernes ou de quartier, en France comme en Israël : la bimah est souvent déplacée vers l'avant, près de l'arche, pour des raisons de place et de visibilité. Selon les lieux, les deux usages cohabitent.
  • Selon l'usage de votre communauté : certains lieux interdisent de monter sur la bimah en dehors de la lecture ; d'autres la voient comme un simple podium. Demandez au gabbay.

Ce que ça change pour une invitation

Pour un invité qui n'a pas l'habitude, la bimah est souvent le point de repère de l'office : c'est là que se passe la bar mitsva, la lecture, parfois les remerciements. Quelques précautions pratiques aident toute la famille.

  • Photos et vidéos : demandez au gabbay s'il est permis de monter près de la bimah. Beaucoup de synagogues préfèrent qu'on ne la transforme pas en scène de photo.
  • Place des invités : si la bimah est centrale, les places autour ne sont pas toutes équivalentes en vue et en acoustique ; prévoyez les meilleures pour les grands-parents ou les personnes âgées.
  • Discours : le discours de la famille se fait en général à un endroit désigné par le rabbin ou le gabbay, pas forcément sur la bimah.
  • Accessibilité : pour les personnes à mobilité réduite, informez la synagogue à l'avance ; l'accès à la bimah peut être difficile.
Culture

Dans une synagogue orthodoxe, la salle est en général divisée entre hommes et femmes : voir la fiche mehitsa, pour savoir comment le dire simplement à vos invités.

Sur le faire-part

Précisez le nom de la synagogue et l'heure d'arrivée ; ne décrivez pas la bimah. Si vous voulez des photos près de la bimah ou un discours depuis la bimah, demandez d'abord au gabbay.

Et maintenant ?

Une invitation fidèle à vos traditions.

En 4 langues, avec l’hébreu écrit comme il se doit et les réponses suivies foyer par foyer.

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