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Bar & Bat Mitzvah

Aliya (montée à la Torah)

Être appelé à lire la Torah : un honneur qui structure l'office du Chabbat et le grand moment d'une bar mitsva.

עֲלִיָּה לַתּוֹרָה

aliya · a-li-YA

Sur cette page
  1. Quand la Torah est-elle lue ?
  2. Sept appelés le Chabbat
  3. Selon les communautés
  4. L'aliya de la bar mitsva
  5. Ce que ça change pour une invitation
Info

Deux sens à ne pas confondre. Cette fiche traite de l'aliya (« montée ») à la Torah : être appelé à la bimah pour la lecture. Le même mot hébreu désigne aussi l'immigration en Israël, qui n'a aucun rapport avec cette fiche.

À la synagogue, la Torah est lue publiquement, et plusieurs personnes sont appelées l'une après l'autre : chacune « monte » (aliya vient du verbe hébreu pour monter) à la bimah, la plateforme de lecture, et récite les bénédictions avant et après le passage lu. Cet appel est un honneur. On l'accorde pour une fête de famille, un anniversaire de décès, un retour, une naissance, un mariage à venir ; la bar mitsva est l'occasion où, pour un garçon, il prend tout son sens.

Quand la Torah est-elle lue ?

Le Rambam (Lois de la prière 12:1) rapporte que Moïse a institué la lecture publique de la Torah le Chabbat, le lundi et le jeudi matin, pour que le peuple ne passe jamais trois jours sans l'entendre, et qu'Ezra a ajouté la lecture du Chabbat après-midi. Le lundi et le jeudi, trois personnes sont appelées et on ne lit pas moins de dix versets. Le Choulhan Aroukh (Orah Haïm 135:1) confirme ce chiffre de trois pour le lundi, le jeudi et le Chabbat après-midi, sans lecture des Prophètes.

Sept appelés le Chabbat

Le matin du Chabbat, la Michna (Méguila 4:2) fixe sept lecteurs, et on conclut par une lecture des Prophètes (la haftara). Le Choulhan Aroukh (Orah Haïm 282:1) le reprend : « On sort un rouleau de la Torah et sept y lisent ; et si l'on veut en ajouter, on ajoute ». Selon l'usage de chaque communauté, on ajoute ou non des appelés au-delà de sept. La même Michna donne les nombres d'appelés des autres jours : quatre à Roch Hodech et à Hol Hamoed, cinq à Yom Tov, six à Yom Kippour.

L'ordre est fixé : un Kohen d'abord, puis un Lévi, puis des Israël (Choulhan Aroukh, Orah Haïm 135:3) ; voir la fiche Kohen. S'il n'y a pas de Kohen ni de Lévi, c'est le rabbin ou le gabbay qui applique les règles du lieu.

Selon les communautés

  • Séfarades et mizrahis : l'appel se fait souvent dans un cadre très chaleureux, avec des chants et des bénédictions de la famille ; les modalités précises (appel du nom, offrandes) varient selon les lieux.
  • Ashkénazes : appel par le prénom hébreu de la personne et de son père ; des variantes existent d'une communauté à l'autre.
  • Israéliens laïcs ou traditionnels : beaucoup viennent à la synagogue surtout pour une bar mitsva ou une fête ; le gabbay explique le geste à ceux qui ne le connaissent pas.
  • Selon l'usage de votre communauté : le rôle des femmes dans la lecture diffère. Dans certaines communautés elles sont appelées, dans d'autres non : renseignez-vous avant d'inviter.

L'aliya de la bar mitsva

Selon l'usage, un garçon est appelé pour la première fois à la Torah à sa bar mitsva, soit par une aliya, soit en lisant lui-même la parasha ou la haftara (selon les familles et les communautés, il lit tout ou partie du passage). Pour une bar mitsva qui tombe un Chabbat, c'est un des temps forts de l'office. Selon les familles, on appelle aussi les grands-parents, oncles ou amis proches pour les autres aliyot.

Ce que ça change pour une invitation

  • Les honneurs (aliyot, ouverture de l'arche, port de la Torah) sont attribués par la famille avec le gabbay : on les annonce en privé aux personnes concernées, pas sur le faire-part.
  • N'attribuez pas d'aliya « Kohen » ou « Lévi » d'après un nom de famille : demandez au gabbay.
  • Pensez à prévenir les invités peu familiers de l'office : l'heure d'arrivée, la tenue, et le moment du service où le silence est de mise.
  • Indiquez la parasha de la semaine si elle est liée au thème de la fête (voir la fiche parasha).
Sur le faire-part

Pas d'honneurs sur le faire-part : prévenez en privé les proches choisis pour une aliya. Précisez l'heure de début de l'office pour que les invités arrivent avant la lecture de la Torah.

Et maintenant ?

Une invitation fidèle à vos traditions.

En 4 langues, avec l’hébreu écrit comme il se doit et les réponses suivies foyer par foyer.

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