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Bar & Bat Mitzvah

Téfilines

Deux petits boîtiers noirs, une sangle au bras et à la tête : le geste le plus attendu d'une bar mitsva, et qu'on ne fait pas le jour de Chabbat.

תְּפִלִּין

tefilines · té-fi-LINE

Sur cette page
  1. À partir de quel âge ?
  2. Pas de téfilines Chabbat ni Yom Tov
  3. Selon les communautés
  4. Garçons et filles
  5. Ce que ça change pour une invitation

Les téfilines sont deux petits boîtiers de cuir noir, contenant des passages de la Torah écrits sur parchemin, reliés à des sangles de cuir. L'un se place sur le bras, l'autre sur la tête, face au front. La source en est dans la Torah (Deutéronome 6:8) : « Tu les attacheras comme signe sur ta main et ils seront des fronteaux entre tes yeux ». Pour une famille, la première fois où un garçon les met est un grand moment de la bar mitsva.

À partir de quel âge ?

Le Choulhan Aroukh (Orah Haïm 37:3) énonce qu'un mineur qui sait les garder en état de pureté (ne pas s'endormir avec, par exemple) doit recevoir ses téfilines de son père, pour être éduqué à la mitsva. Le Rema ajoute que certains limitent ce « mineur » à celui qui a treize ans et un jour, « et c'est l'usage, on ne le change pas ». Autrement dit : l'âge de la bar mitsva est le repère retenu par l'usage courant, avec un débat sur une éducation un peu plus tôt.

En pratique, beaucoup de familles font mettre les téfilines quelques semaines ou quelques mois avant la bar mitsva, pour que l'enfant soit à l'aise ; d'autres attendent le jour même. C'est un usage de famille et de communauté, pas une règle uniforme : demandez à votre rabbin ce qui se fait dans votre synagogue.

Pas de téfilines Chabbat ni Yom Tov

Le Choulhan Aroukh (Orah Haïm 31:1) est clair : « Chabbat et Yom Tov, il est interdit de mettre les téfilines, car ils sont eux-mêmes un signe, et en mettre un autre serait une atteinte à leur signe ». La Guemara (Ména'hot 36b) discute le principe et en tire que Chabbat n'est pas un moment des téfilines. Pour Hol Hamoed, les usages diffèrent entre communautés : demandez à votre rabbin.

Info

Conséquence concrète : une bar mitsva célébrée un Chabbat ne comporte pas la pose des téfilines ce jour-là. Selon les familles, le garçon les met un jour de semaine, souvent un lundi ou un jeudi, jours où la Torah est aussi lue (voir la fiche aliya).

Selon les communautés

  • Séfarades et mizrahis : la pose commence en général autour de la bar mitsva ; selon les familles, quelques semaines avant (usage, sans règle unique).
  • Ashkénazes : même repère de la bar mitsva ; selon les familles, une préparation commence plusieurs mois avant, avec des téfilines prêtés ou achetés à l'avance.
  • Israéliens laïcs ou traditionnels : beaucoup de familles gardent le geste de la bar mitsva comme un moment de passage, même sans pratique quotidienne.
  • Hassidiques : usages propres à chaque cour ; renseignez-vous auprès du rabbin concerné.

Garçons et filles

Le Choulhan Aroukh (Orah Haïm 38:3) range les téfilines parmi les mitsvot liées au temps, dont les femmes sont exemptées ; le Rema note que si des femmes veulent s'imposer cette rigueur, on les en dissuade. C'est la position qui guide la majorité des communautés orthodoxes. D'autres courants, plus récents, encouragent les filles à les mettre à leur bat mitsva. Les usages sont donc variés selon la communauté ; pour une bat mitsva, parlez-en avec votre rabbin avant de rien annoncer.

Ce que ça change pour une invitation

L'invité n'a pas à connaître la mitsva dans le détail, mais quelques informations pratiques évitent les malentendus : si la pose a lieu un jour de semaine, l'office du matin est un moment à part, souvent plus restreint que la fête ; si la bar mitsva tombe un Chabbat, il n'y aura pas de téfilines ce jour-là, et ce n'est pas un oubli. Mentionnez-le simplement dans le programme, par exemple « office du lundi matin, pose des téfilines », sans détail superflu.

Dernier point : un garçon qui commence à mettre les téfilines apprend aussi un geste quotidien. Une courte phrase de remerciement pour les proches qui ont aidé à le préparer est souvent plus appréciée qu'une explication longue.

Sur le faire-part

Indiquez le jour et le lieu de l'office où le garçon met ses téfilines pour la première fois (souvent un jour de semaine), distinct de la fête si la bar mitsva est un Chabbat. Pas besoin d'expliquer la mitsva : une ligne dans le programme suffit.

Et maintenant ?

Une invitation fidèle à vos traditions.

En 4 langues, avec l’hébreu écrit comme il se doit et les réponses suivies foyer par foyer.

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