Parasha
La section de la Torah lue chaque Chabbat : celle de la semaine de la bar ou bat mitsva donne souvent le ton de toute la fête.
פָּרָשָׁה
parasha
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Une parasha (« section ») est l'une des portions dans lesquelles la Torah est découpée pour être lue en public, semaine après semaine. Les cinq livres de Moïse comptent 54 parashiyot (pluriel de parasha), et le cycle annuel de lecture les parcourt dans l'ordre : la lecture continue là où elle s'est arrêtée le Chabbat précédent (Choulhan Aroukh, Orah Haïm 135:2). Chacune porte le nom de son premier mot ou de l'un de ses premiers mots, par exemple Bereshit ou Lekh Lekha.
La Michna (Meguila 4:1) prévoit que, le lundi, le jeudi et le Chabbat après-midi, on lit à trois appelés, sans haftara. Le Chabbat matin, on lit à sept appelés, puis on « conclut par les prophètes » : c'est la haftara, choisie en lien avec le sujet de la parasha (Orah Haïm 284:1), d'au moins vingt et un versets, sauf si le sujet s'achève avant. Le texte précise que, le lundi et le jeudi suivants, on lit le début de la parasha à venir (135:2).
La parasha de la bar mitsva ou de la bat mitsva
À treize ans, un garçon devient soumis aux commandements (Pirkei Avot 5:21). Le Choulhan Aroukh (Orah Haïm 55:9) fixe la majorité à treize ans et un jour, avec les signes de maturité. Un mineur qui sait à qui l'on adresse la bénédiction peut compter parmi les sept appelés du Chabbat (282:3). C'est pourquoi la bar mitsva se marque à la synagogue : montée à la Torah, parfois lecture de la parasha, de la haftara, discours.
L'usage courant est de retenir la parasha du Chabbat de l'anniversaire hébraïque (ou du Chabbat qui le suit), et non celle du calendrier civil. C'est un usage, non une règle écrite dans le Choulhan Aroukh : votre rabbin ou votre synagogue pourra préciser la date. Le Rema (225:2) rapporte aussi que, selon certains, le père dit une bénédiction (« Barouh chépetarani ») qui le décharge de la sanction liée à son fils, de préférence sans prononcer le Nom.
Selon les communautés
- Séfarades, ashkénazes, mizrahis : la mélodie de lecture et les prononciations varient selon la tradition de la synagogue, mais la parasha de la semaine est la même pour tous.
- Bat mitsva : l'âge, la forme (discours, étude, lecture de la parasha, fête) et le lieu varient beaucoup selon les familles et les communautés : demandez à votre rabbin comment la marquer dans votre cas.
- Israéliens laïcs : la bar mitsva est souvent célébrée autour d'une montée à la Torah, selon les familles ; la parasha de la semaine reste celle que lit la synagogue.
Israël et diaspora : quelques Chabbats par an, la parasha lue n'est pas la même en Israël et à l'étranger, quand un jour de fête de la diaspora tombe un Chabbat. C'est un fait de calendrier qui change selon l'année. Si votre famille est répartie entre les deux, vérifiez la parasha avec votre rabbin plutôt que sur un tableau trouvé en ligne.
Ce que ça change pour une invitation
La parasha donne du sens à l'invitation : on peut la mentionner sous la date (« Parashat … »), ou en citer un verset. Le nom exact de la parasha dépend de la date et du lieu de la synagogue (Israël ou diaspora), et de l'usage de la famille : confirmez-le avant d'imprimer. Certaines parashiyot sont fixées par rapport au calendrier : par exemple Bamidbar se lit avant Chavouot, Vaetkhanan après le 9 Av et Nitsavim avant Roch Hachana (Orah Haïm 428:4).
Pour une cérémonie un lundi ou un jeudi, la lecture est le début de la parasha de la semaine, sans haftara (135:1-2). Dans tous les cas, le verset choisi doit employer « ה׳ » et jamais le Nom en entier.
Indiquez la parasha sous la date, avec son nom hébreu et son nom usuel. Vérifiez-la d'abord auprès de votre rav (Israël ou diaspora, et usage de la famille), et gardez une courte citation en « ה׳ » si vous en ajoutez une.
Et maintenant ?
Une invitation fidèle à vos traditions.
En 4 langues, avec l’hébreu écrit comme il se doit et les réponses suivies foyer par foyer.
Termes liés
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Bimah (téva)
Le pupitre surélevé où l'on lit la Torah : le centre de la synagogue pour certains, le devant de la salle pour d'autres.
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Aliya (montée à la Torah)
Être appelé à lire la Torah : un honneur qui structure l'office du Chabbat et le grand moment d'une bar mitsva.
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Roch Hodech
Le premier jour du mois hébraïque, un jour de demi-fête qui allonge la prière sans interdire le travail ni la joie.