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Naissance

Pidyon haben

Une fois trente jours passés, le père rachète son fils premier-né auprès d'un kohen : une cérémonie rare, donc souvent à expliquer.

פִּדְיוֹן הַבֵּן

pidyon-haben · pid-YOHN ha-BEN

Sur cette page
  1. Qui est concerné, et qui ne l'est pas
  2. Le 31e jour, mais jamais un Chabbat
  3. Le déroulé, tel que le rapporte le Rema
  4. Selon les communautés
  5. Ce que ça change pour une invitation

Le pidyon haben, « le rachat du fils », est la cérémonie où un père rachète auprès d'un kohen son fils aîné, premier-né de sa mère. Elle repose sur la Torah : « Consacre-moi tout premier-né, tout premier fruit du sein maternel parmi les enfants d'Israël » (Exode 13:2), et le rachat se fait « à partir de l'âge d'un mois » (Nombres 18:16). C'est une obligation du père : le Choulhan Aroukh (Yoré Dea 305:2) précise que la mère n'est pas tenue de racheter son fils. Elle ne concerne que certains premiers-nés, ce qui la rend rare, et très souvent à expliquer à vos invités.

Qui est concerné, et qui ne l'est pas

Tout dépend de la mère, pas du père. Le Choulhan Aroukh (Yoré Dea 305:17) écrit que le rachat tient uniquement au fait d'être le premier-né de sa mère : un enfant premier-né de son père, mais pas de sa mère, n'est pas à racheter.

  • Si le père est kohen ou lévi, le fils n'est pas à racheter ; et même si la mère est fille de kohen ou de lévi et mariée à un israélite, le fils est exempté, car cela dépend de la mère (Yoré Dea 305:18).
  • Un enfant né par césarienne (« yotsé dofen ») n'est pas à racheter, et celui qui naît après lui non plus (Yoré Dea 305:24).
  • Si l'enfant meurt avant l'expiration des trente jours, le père n'a pas à le racheter (Yoré Dea 305:12).
  • D'autres situations, notamment une fausse couche antérieure, sont traitées par le Choulhan Aroukh avec des nuances (Yoré Dea 305:22-23) : il faut les soumettre à un rabbin.
Attention

Avant d'annoncer une date ou d'imprimer quoi que ce soit, faites confirmer par un rabbin que votre fils est bien concerné. Les cas limites sont nombreux, et l'on ne décide pas seul.

Le 31e jour, mais jamais un Chabbat

L'enfant n'est pas apte au rachat avant que trente jours ne soient passés ; ensuite, on le rachète sans tarder (Yoré Dea 305:11). Si le 31e jour tombe un Chabbat, on ne rachète pas le jour du Chabbat : on attend le dimanche (même source). Pour un Yom Tov, demandez à votre rabbin comment fixer la date. Quant à Hol Hamoed, le Rema rapporte des avis partagés : selon l'usage de votre communauté, la cérémonie peut avoir lieu ou être reportée.

Le déroulé, tel que le rapporte le Rema

Selon le Choulhan Aroukh et le Rema (Yoré Dea 305:10), on présente l'enfant au kohen et on lui dit qu'il est premier-né. Le kohen demande alors au père ce qu'il préfère : son fils premier-né, ou la somme qu'il doit donner pour le racheter. Le père répond qu'il préfère son fils et remet cette somme, dont la valeur est fixée par la Torah, et que votre rabbin vous indiquera. Le père prononce alors les bénédictions : celle sur le rachat du fils, puis la bénédiction de reconnaissance, avant de remettre la somme. Le père ne peut pas racheter par l'intermédiaire d'un envoyé (même source). Le Rema ajoute que l'on fait aussi un repas, et que le kohen bénit le vin à la fin du rachat. Si le père n'a pas racheté son fils, celui-ci devra se racheter lui-même en grandissant (Yoré Dea 305:15).

Selon les communautés

  • Le fond est commun aux séfarades, aux ashkénazes et aux mizrahis : le rachat auprès d'un kohen. Ce qui change, ce sont les chants, l'ordre de la fête, la tenue et le repas, qui suivent l'usage de chaque famille et de chaque communauté.
  • Dans beaucoup de familles, l'enfant est présenté sur un plateau, parfois entouré de bijoux : c'est un usage répandu, mais qui n'est pas une obligation.
  • Dans les familles israéliennes laïques ou traditionnelles, la cérémonie est rare, et on l'organise souvent comme une grande fête de famille : une explication brève pour les invités est bienvenue.

Ce que ça change pour une invitation

  • Dites ce qu'est la cérémonie en une phrase (« rachat du premier-né, une fois trente jours passés »), car beaucoup d'invités ne l'ont jamais vue.
  • Précisez la date, et indiquez qu'elle peut être décalée si le 31e jour tombe un Chabbat ou une fête. Tov signale Chabbat et Yom Tov à l'organisateur.
  • N'indiquez jamais de somme et ne demandez aucun don : la valeur du rachat se règle entre le père et le kohen.
  • Prévenez le kohen tôt et mentionnez le repas (séouda) : la plupart des familles y convient proches et amis.
Sur le faire-part

Écrivez « pidyon haben » avec la date, le lieu, l'heure et le repas, suivis d'une phrase d'explication. Dites que la date peut changer si le 31e jour tombe un Chabbat ou une fête, et ne mentionnez aucune somme.

Et maintenant ?

Une invitation fidèle à vos traditions.

En 4 langues, avec l’hébreu écrit comme il se doit et les réponses suivies foyer par foyer.

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