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Naissance

Mohel

Celui à qui une famille confie la circoncision de son fils le huitième jour : un savoir-faire, une piété, et une grande confiance.

מוֹהֵל

mohel · mo-HEL

Sur cette page
  1. Qui peut être mohel ?
  2. Le huitième jour, y compris un Chabbat
  3. Le mohel pendant la cérémonie
  4. Selon les communautés
  5. Ce que ça change pour une invitation

Le mohel (au pluriel, mohalim) est la personne qui pratique la brit mila, la circoncision du garçon juif. Le mot vient de la racine hébraïque qui signifie « couper ». Le commandement est écrit dans la Torah : « À l'âge de huit jours, tout mâle parmi vous sera circoncis » (Genèse 17:12), et « le huitième jour, la chair de son prépuce sera circoncise » (Lévitique 12:3). Le mohel n'est donc pas un simple prestataire : il accomplit un acte religieux au nom de la famille, devant la communauté réunie.

Qui peut être mohel ?

Le Choulhan Aroukh (Yoré Dea 264:1) pose que tout Juif est apte à circoncire, mais que s'il y a un homme juif adulte qui sait le faire, il passe avant les autres. Il ajoute que, selon certains, une femme ne circoncit pas, et que l'usage est de préférer un homme. Le Rema précise qu'il faut rechercher le mohel le meilleur et le plus pieux. Dans la pratique actuelle, la plupart des familles font appel à un mohel formé et reconnu par leur communauté ; selon l'usage de votre communauté, c'est le rabbin qui vous recommande quelqu'un. Dans certains milieux libéraux, des femmes exercent aussi ce rôle (mohalot) : c'est un usage propre à ces milieux.

Le huitième jour, y compris un Chabbat

On ne circoncit pas avant le lever du soleil du huitième jour après la naissance ; toute la journée est valable, mais ceux qui sont zélés le font tôt le matin (Yoré Dea 262:1). Quand elle a lieu à son temps, la brit mila s'effectue même un Chabbat ou un Yom Tov (Yoré Dea 266:2). Seul l'acte lui-même repousse le Chabbat : ce qui pouvait se préparer la veille, comme le couteau, ne justifie pas de déroger au Chabbat (même source). Le mohel s'occupe de ces préparatifs : c'est à lui qu'il faut demander ce qui doit être prêt avant l'entrée du Chabbat.

Attention

Si le bébé est jaune ou rouge, ou fragile, la brit est retardée : le Choulhan Aroukh (Yoré Dea 263:1) rappelle que le danger pour la vie prime sur tout le reste. La date se décide alors avec le médecin, le mohel et le rabbin. N'annoncez donc une date ferme qu'une fois que la santé de l'enfant est confirmée.

Le mohel pendant la cérémonie

Le mohel prononce une bénédiction sur la circoncision, et le père en prononce une autre (Yoré Dea 265:1). Selon le Rema, celui qui tient l'enfant, le sandak, reste assis, tandis que le mohel et le père se tiennent debout. Les assistants disent ensuite : « Comme tu l'as fait entrer dans l'alliance, fais-le entrer à la Torah, à la houppa et aux bonnes actions. » Un usage ancien veut qu'on prépare un siège pour Éliyahou, appelé « l'ange de l'alliance » (Yoré Dea 265:11), et que les mohalim prient le jour de la brit (même source). Une séouda, un repas de fête, suit habituellement (Yoré Dea 265:12).

Selon les communautés

  • Le commandement et le huitième jour sont communs à tous : séfarades, ashkénazes, mizrahis et familles israéliennes laïques.
  • La veille de la brit, de nombreuses familles se réunissent : on parle de « Vach Nacht » dans l'usage ashkénaze et de « Brit Yitzhak » dans l'usage séfarade. Ce sont des usages, pas des obligations, et ils varient d'une famille à l'autre.
  • Le lieu (domicile, synagogue, salle), l'heure, les chants et les mets sont propres à chaque famille et à chaque communauté, notamment chez les mizrahis, selon le pays d'origine : suivez l'usage de votre famille et de votre rabbin.
  • Dans les familles israéliennes laïques ou peu pratiquantes, la brit mila reste très souvent un rendez-vous central, avec des invités de tous horizons : une explication brève sur place est la bienvenue.

Ce que ça change pour une invitation

  • La date dépend de la naissance (huitième jour), du Chabbat ou de la fête, et de la santé du bébé : prévoyez qu'elle puisse bouger, et précisez-le aux invités.
  • Indiquez le lieu et l'heure d'arrivée : la cérémonie commence généralement à heure précise, selon le mohel.
  • Si la brit tombe un Chabbat ou un Yom Tov, dites-le clairement : les invités qui respectent le Chabbat ne téléphonent ni ne conduisent, et ont besoin de le savoir. Tov signale Chabbat et Yom Tov à l'organisateur.
  • Ne présentez pas le mohel comme un prestataire parmi d'autres : le nommer est facultatif, et un mot de respect suffit.
Sur le faire-part

Écrivez « brit mila » avec la date hébraïque ou la date du jour, le lieu, l'heure d'arrivée et la mention d'un repas. Précisez si la date peut changer pour raison de santé, et signalez clairement un Chabbat ou un Yom Tov. Le nom du mohel est facultatif.

Et maintenant ?

Une invitation fidèle à vos traditions.

En 4 langues, avec l’hébreu écrit comme il se doit et les réponses suivies foyer par foyer.

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