Kvatter
Un mot yiddish pour un honneur très simple : être celui, ou celle, qui porte le bébé jusqu'à la brit.
קוואַטער
kvatter · KVA-ter
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Kvatter est un mot yiddish, apparenté à l'allemand Gevatter (« parrain »). Dans l'usage ashkénaze, il désigne la personne, le plus souvent un homme, qui prend l'enfant des bras de sa mère ou de la kvatterin et le conduit jusqu'au sandak, celui qui le tient pendant la brit mila. La kvatterin est la femme qui apporte le bébé jusqu'à ce point. Dans la pratique, on honore souvent un couple. On traduit parfois par « parrain » et « marraine », mais comme pour le sandak, il ne s'agit pas d'un parrainage au sens chrétien : c'est un honneur, pas un engagement envers l'enfant.
Ce que disent les sources, et ce qui est un usage
Le geste de remise de l'enfant est ancien : le Rema (Choulhan Aroukh, Yoré Dea 265:11) écrit que la femme n'est pas sandak lorsqu'un homme est disponible, mais qu'elle peut aider son mari en apportant l'enfant jusqu'à la synagogue, où l'homme le prend ensuite et devient sandak. Cette source décrit le geste, pas le titre : les mots kvatter et kvatterin, eux, sont un usage yiddish, ashkénaze, et les détails du déroulé varient d'une famille et d'une synagogue à l'autre. Nous ne les présentons donc pas comme une règle.
Dans certaines familles, on honore à ce titre un couple qui espère un enfant, avec l'idée que l'honneur porte chance. C'est une croyance populaire, pas une règle, et elle peut être douloureuse pour ceux qui attendent depuis longtemps. Ne la mentionnez jamais sur une invitation, et ne choisissez pas quelqu'un pour cette raison sans lui en parler d'abord.
Selon les communautés
- Chez les ashkénazes, en particulier dans les milieux yiddishophones et hassidiques, kvatter et kvatterin sont des rôles courants, distincts de celui du sandak.
- Chez les séfarades et les mizrahis, le geste de porter l'enfant et les honneurs de la brit mila existent aussi, mais sous d'autres noms et avec une répartition qui varie selon la famille, la ville et le pays d'origine. Nous ne leur imposons pas un vocabulaire yiddish : suivez le mot et l'usage de votre famille.
- Dans les familles israéliennes laïques, on dit simplement qu'un proche « porte le bébé » ; le mot kvatter peut être inconnu des invités.
Ce que ça change pour une invitation
- Employez le mot de votre famille, et ajoutez une courte explication entre parenthèses (« celui qui porte le bébé jusqu'à la brit ») si des invités peuvent ne pas le connaître.
- Ne supposez pas un homme et une femme : les honneurs peuvent revenir à deux proches de la famille, quelle que soit leur composition. Pour savoir ce que prévoit la tradition de votre communauté, demandez à votre rabbin.
- Prévenez les personnes honorées tôt : elles doivent être là quelques minutes avant l'heure de la brit.
- Ces honneurs s'écrivent dans un livret de cérémonie, rarement sur l'invitation elle-même.
Les noms du kvatter et de la kvatterin se mettent dans un livret, pas sur l'invitation. Ajoutez une phrase d'explication pour les invités qui ne connaissent pas le terme yiddish, et n'attachez à ce rôle aucune idée de chance ou de fécondité.
Et maintenant ?
Une invitation fidèle à vos traditions.
En 4 langues, avec l’hébreu écrit comme il se doit et les réponses suivies foyer par foyer.
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